


Aujourd’hui, nul n’est censé ignorer les conséquences néfastes du soleil sur la peau et tout particulièrement sur l’épiderme fragile des enfants, d’où la nécessité de les tartiner généreusement de crème protectrice à indice élevé, hiver comme été. Les précautions et autres recommandations sont les mêmes pour les yeux, surtout ceux des enfants, beaucoup plus sensibles que ceux de leurs parents. En effet, leur pupille étant plus large, les tissus moins fournis en pigments, leurs yeux sont logiquement plus fragiles et perméables à la lumière. Les UV sont tout aussi mal tolérés puisque le cristallin de l’œil d’un petit ne peut pas les filtrer avant 10 ou 12 ans. C’est encore plus flagrant sur les yeux clairs. D’où l’importance de leur faire porter très tôt des lunettes de soleil adaptées à leur morphologie.
Et ce, dès 3 mois, surtout s’ils sont exposés à des luminosités ou réverbérations importantes. Par exemple : la montagne et les sports d’hiver, la plage et le bord de mer.
Pour vous aider à faire votre choix, GrandOptical propose une très large variété de lunettes conçues pour eux. Des lunettes protectrices qu’ils auront réellement plaisir à porter.
Les lunettes de soleil, oui mais à partir de quel âge ?
Au début, tout semble attrayant mais flou ! Le visage de la mère, ses contours, le monde environnant… C’est d’autant plus perceptible que la vision de l’enfant se construit jour après jour, mois après mois, de la naissance jusqu’à ses 5 ou 6 ans. Un monde fascinant, riche en émotions que le petit être, de ses yeux écarquillés, n’a pas fini de découvrir.
On a longtemps considéré le nouveau-né comme non-voyant. Aujourd'hui, non seulement ces thèses obsolètes n’ont plus courts, mais des études ont révélé une nette sensibilité à la lumière dès le septième mois de la vie intra-utérine. Bien qu'inaboutie et imparfaite, la vision du nouveau-né est donc une source inépuisable d'exploration.
Des études ont démontré par échographie que les foetus ouvraient grand les yeux dans le liquide amniotique à partir de la seizième semaine de vie intra-utérine. En outre, le ventre maternel exposé à une lumière vive et clignotante provoque sur le fœtus une accélération du rythme cardiaque et l'agitation de ses membres. Preuve s’il en est que quatre mois après sa conception, le bébé voit déjà.
Le nouveau né a environ 1/20ème d’acuité visuelle. En gros et en flou, il perçoit l’équivalent d’un petit doigt. Dés sa venue au monde, toutes les cellules nerveuses de son système visuel - qui se comptent par milliards depuis la rétine jusqu’au cortex visuel - sont présentes. Du coup, il est déjà capable de fixer sans ciller du regard ses parents qui le dévorent déjà des yeux sans modération.
Autre signe qui en dit long sur la capacité de vision du nouveau-né: Il peut suivre du regard un objet sur un arc de 90° (un quart de cercle). Bien entendu, il existe des différences notables entre les enfants. Certains sont vifs, alertes, curieux d'autres beaucoup plus calmes et passifs, regard inclus. Avec le temps, ces différences persistent ou s’estompent naturellement. Enfin, rappelons que le nouveau-né est tout particulièrement sensible aux lumières vives d’autant que sa rétine n’a pas suffisamment de pigments pour le protéger efficacement. C’est cette absence de pigments qui explique qu’autant de bébés ont les yeux clairs à la naissance. Un bébé aux yeux noirs ou marons sera d’ailleurs moins sensible à la lumière. À bannir néanmoins sans distinction : les flashs d’appareils photos, les réverbérations ou expositions au soleil et les lumières aveuglantes.
À 4 semaines, le bébé peut sans peine suivre des yeux un jouet qu'on promène devant lui et à 6 semaines, faire de même avec les personnes familières qui bougent dans la pièce. En outre, il commence à différencier les personnes et objets familiers. Suffisamment pour ne pas confondre sa girafe avec un lapin.
À 8 semaines, il peut fixer un objet en mouvement sur plus de 90° et à 12 semaines, le suivre d'un côté à l'autre. Il sait aussi distinguer le blanc, le noir, le rouge et le vert, de quoi égayer encore un peu plus son univers.
À 12 semaines, la vue du bébé a atteint les 1/10ieme. Il peut donc sans peine reconnaître sa peluche, son doudou, son biberon. L’accommodation de ses yeux est excellente, voire même meilleure que celle de ses parents.
Non seulement son champ de vision s’est encore élargi mais les mouvements de son oeil quand il est éveillé sont aussi précis et rapides que ceux d’un adulte. Autre acquis: il peut faire la différence entre une expression de joie et de tristesse sur un visage familier et surtout, réussir à accrocher du regard les déplacements d'objets en tournant la tête. Suivre des yeux sa maman quand elle se déplace dans la pièce est devenu son passe-temps favori.
Sa vue est maintenant de 2/10ieme. Il peut voir, sans forcer, les tout petits objets, détails, percevoir les distances et les images en relief. En outre, il sait changer de position pour mieux voir quelque chose qui l’intéresse. Il faudra, par contre, attendre ses 12 mois pour qu’il soit vraiment capable de suivre du regard un objet déplacé rapidement.
La vision de bébé est de 3/10ieme. Si l’on compare à un adulte, il peut presque s’attaquer à un bon roman policier ! Motricité aidant, le bébé qui se déplace maintenant à quatre pattes ou en rampant va découvrir un monde nouveau puisque son espace est soudainement agrandi. En devenant plus mobile, l’enfant va enfin pouvoir toucher avec les mains ce qu’il voit. C’est le stade oh combien passionnant où l’exploration est en relation directe avec la vision. Une mini- révolution pour votre bout de chou qui va progresser jusqu’à ses 18 mois. Bien entendu, l'odorat et le toucher l’accompagnent aussi dans ses explorations, au point souvent d’enrichir sa vision !
À un an, sa vision est maintenant de 4/10ieme. Sa vue panoramique est identique à celle de ses parents. Il perçoit les différentes couleurs et son appréhension de la hauteur et de la profondeur évolue depuis qu’il se lève et commence à marcher.
C’est l’âge épatant où l’enfant peut à la fois voir, toucher et nommer ! L’apprentissage de la parole aidant, il sait maintenant différencier les couleurs, les objets, les personnes et l’exprimer. Un premier pas de géant synonyme pour l’enfant de meilleure compréhension de son environnement. Vers cette période, ses fonctions visuelles sont quasiment adultes mais il lui manque encore entre 4 et 6/10ème d’acuité car les cônes ne sont pas encore assez groupés dans la partie centrale de sa rétine. Mais ça, évidemment, c’est le dernier de ses soucis.
À 2 ans, sa vue est de 6/10ieme. S'il était plus grand, il pourrait passer son permis de conduire voire même réussir son bac. Il reconnaît les objets au loin et ne confond plus les couleurs primaires. De quoi l’enchanter au même titre que ses parents.
Sauf problèmes de vue détectés par un ophtalmologiste, de la maternelle à la grande école, sa vision est parfaite (10/10ieme) tant au niveau du relief, des couleurs qu’au niveau de son champ visuel. Il est d’ailleurs souvent déjà capable de dessiner, colorier, y compris sur les murs ou sur le canapé. Avide d’apprendre à lire et à écrire, il essaie de reconnaître les lettres. Déjà dégourdi dans les escaliers, il est même capable de sauter habillement la dernière marche sans se blesser. Preuve que sa vision et sa motricité commencent à être bien coordonnées.
Sauf exceptions, c’est vers l’âge de 15 ans que l’enfant devenu grand sera au summum de ses capacités visuelles soit 14/10ieme. De quoi faire rosir d’envie ses parents !
Si vers un mois, le bébé a du mal à suivre du regard ses parents aimants, un examen ophtalmologique peut rassurer, d’autant que les petits ont des rythmes de développement visuel différents.
Au-delà de 3-4 mois, si le bébé ne réagit toujours pas aux stimulations visuelles, l’ophtalmologiste idéalement pédiatrique pratiquera un examen complet pour affiner son diagnostic.
Autres petits signes non alarmants pouvant aussi justifier une consultation :
En règle générale, un examen de la vue précoce est conseillé si les troubles visuels font partie de vos antécédents familiaux.
N’oublions pas que le développement de la vision chez l’enfant a une incidence directe sur son évolution, son épanouissement et ses humeurs. Un enfant heureux est déjà un enfant qui voit bien.
L’entrée à l’école, y compris maternelle, est souvent l’opportunité de déceler un défaut de vision. En effet, occupé toute la journée à jouer, dessiner, apprendre, réagir, les éventuels signes pouvant vous mettre la puce à l’oreille ( ou celle de sa maîtresse) n’en seront que plus probants.
En vrac et sans hiérarchie :
C’est le bon moment de prendre rendez-vous chez un ophtalmologiste spécialisé ou non en pédiatrie.
La bonne nouvelle, c’est que plus tôt sera décelé (et traité) le trouble de la vision, plus vite il disparaîtra. Et contrairement à une idée reçue, il n’est jamais trop tôt pour porter des lunettes puisqu’on en prescrit, parfaitement adaptées à leur morphologie, à des bambins dés 3 mois.
Voir sujet « A chaque âge sa monture »
Entre 0 et 3 ans, le strabisme précoce souvent convergent (œil qui louche) est le trouble de la vision le plus fréquent. Dans ce cas, l'œil –normal - voit mal car la vision est légèrement déviée. L'enfant aura tendance à regarder en dehors de la zone de vue centrale qui donne 10/10e
Dans les faits, ce trouble se corrige très facilement grâce notamment au port de lunettes spécifiques, qui permet de cacher le bon œil (jamais de cache sur les lunettes) pour faire travailler l'œil amblyope ou œil « paresseux ». En sachant que l’œil a une propension naturelle surtout chez les jeunes enfants à évoluer rapidement vers la normalité. Pour un traitement commencé avant 2 ans, on estime à 90% le taux de guérison.
L'astigmatisme est une anomalie de courbure de la cornée qui donne une vision un peu déformée. Idéalement, la correction par lunettes doit être faite vers 3 ans pour éviter une fatigue visuelle et permettre l'amélioration de l'acuité avant l'entrée à l’école. Chez les enfants entre 0 et 1 an, les forts astigmatismes s’estompent et disparaissent la plupart du temps totalement.
Normale chez le bébé, elle disparaîtra avec la croissance du globe oculaire. Plus élevée, elle entraîne un effort d'accommodation pour assurer la mise au point des images sur la rétine et peut alors déclencher un strabisme par excès de convergence. L'hypermétrope voit bien de loin, mais en forçant, d'où une fatigue visuelle et des maux de tête fréquents. Dans les familles à risque de strabisme, il est recommandé de consulter un ophtalmologue avant 1 an.
Rare chez les très jeunes enfants, elle survient généralement après 9 ans, en raison de la croissance du globe et/ou si la myopie fait partie des bagages familiaux. Contrairement à la myopie forte unilatérale qui est elle congénitale, et sans facteur héréditaire. Une correction avant 1 an est alors conseillée et nécessaire.
En règle générale et sauf antécédents familiaux, naissance prématurée, accouchement difficile, maladies et autres anomalies, le bon âge conseillé pour pratiquer un premier bilan chez un ophtalmologiste est entre 2 à 3 ans.
À première vue, faire porter des lunettes à un enfant relève du défi voire de la mission périlleuse. Dans les faits, c’est souvent plus simple que ce que présageait l’angoisse naturelle des parents. N’oublions pas que la nouveauté plaît aux enfants, et, que plus ils sont petits, moins ils ont d’a priori. Quant aux plus grands, il faudra faire preuve de davantage de diplomatie en utilisant à bon escient la pléthore de super héros qu’ils adorent et qui portent justement de splendides lunettes : Spiderman, Harry Potter, j’en passe et des meilleurs.
Les enfants, tout-petits ou presque grands sont, pour la majorité, soucieux de leur apparence et donc déjà très coquets. Usez d’astuces et d’espiègleries en leur offrant d’essayer, avec la complicité de nos opticiens, des montures flatteuses donc jeunes, souples et ludiques, aux couleurs fruitées devraient d’emblée les séduire. Bien entendu, les lunettes d’enfants souples et incassables dotées de branches résolument flexibles sont conçues et adaptées à leur morphologie. Pour que cette opération lunettes soit une franche réussite dans le temps, n’hésitez pas à réitérer fréquemment les compliments sur le nouveau look de votre enfant et pourquoi pas, le jour J, de vous faire accompagner par son frère, sa sœur, son cousin, ses copains. Il sera d’autant plus fier et ravi que ce jour spécial consacré à son shopping lunettes, tout le monde n’aura d’yeux que pour lui. Et ses nouvelles montures.
Votre opticien mutualiste pourra vous conseiller sur un modèle adapté à leur profil. Seule règle indestructible: tenez compte de leurs goûts et avis, car une paire de lunettes imposée sera à coup sûr négligée, boudée, abandonnée au fond d’un cartable.